Consultation cannabis – Notre position

Une entreprise veut attirer les touristes… du pot- La Presse
9 octobre 2017

Consultation Publique de Montréal sur le Cannabis

Le tourisme et le cannabis

L’importance d’y intégrer un réseau de PME et de maintenir une vision commune

 Mémoire

Montréal 420 Tours

Mtl420Tours.com

Rédigé par

 Alexis Turcotte Noël et Nicolas Morin

Le 19 juillet 2017

Montréal

 

Table des matières

1.Résumé. Le Cannabis et le Tourisme au Québec. 

2.1 Description du projet 

2.2 Description de l’opportunité d’affaires 

2.3 Le marché touristique américain. 

2.4 Le marché européen, la France. 

2.5 Le tourisme local 

2.6 Limites minimums d’âge. 

  1. L’importance d’établir un réseau de PME et d’une vision commune. 

3.1 Recommandation.

3.2 Vision commune. 

  1. Conclusion.

 

 

1. Résumé

À Montréal 420 Tours, nous sommes convaincus des biens faits d’une entrée préventive du tourisme liée au cannabis dans le marché du Québec. Cela signifie que : l’éducation est la clé d’une intégration douce et profitable et que si les règles entourant la légalisation du cannabis permettent aux petites entreprises de créer des produits touristiques répondants aux besoins de la clientèle, du gouvernement québécois et des municipalités, ainsi qu’aux normes de l’industrie touristique, il sera possible de, non seulement profiter du gain de capital, mais aussi d’utiliser les prestations touristiques afin de mieux éduquer les visiteurs, surtout les moins expérimentés. C’est pourquoi dans le contexte de la légalisation une bonne gestion du tourisme relié au cannabis aura pour effet de réduire les cas d’hospitalisation de touristes en Bad Trip, en informant la population des dangers de surconsommation au travers de nos services.

 

2. Le Cannabis et le Tourisme au Québec

2.1 Description du projet

Montréal 420 Tours sera une entreprise pionnière dans le pot-tourisme au Québec. Notre objectif était d’offrir une expérience hors-norme à travers laquelle le client aura la possibilité de consommer du cannabis légalement tout en découvrant la région de Montréal, sa gastronomie, ses plantations et ses secrets. Nos bus aménagés transporteront le client dans un voyage festif.

Nos services visés

  • Tours culturel et historique
  • Tours gourmands
  • Visite de plantation
  • Service de guide privé
  • Coffeeshop

Mais nous avons rapidement compris que notre mission n’était pas seulement vouée à démarrer une simple entreprise. Mais aussi de prendre part à la réflexion et d’aider à la cause de l’intégration des PME dans le processus de légalisation. C’est pourquoi, nous allons tenter de transmettre le plus d’informations possible au cours de l’année 2017-2018 une série de séances d’informations et de conférences, ici même à Montréal, et au Québec, ainsi qu’une diffusion médiatique importante sur le sujet sont au programme.

À Montréal 420 Tours, nous pensons humblement que c’est grâce à l’éducation qu’il nous sera possible de faire une entrée préventive sur le marché.

 

 

Notre mission est donc la suivante :

 

Offrir un service d’expériences authentiques, et des tours hors-normes pour une clientèle adulte d’ici et d’ailleurs. Nous aurons comme priorité d’informer notre clientèle sur les différents aspects qui entoure la Légalisation canadienne, incluant la prévention et la santé.

 

2.1, A L’importance de faciliter une entrée préventive du cannabis dans l’industrie touristique.

 

Montréal 420 Tours aura comme devoir d’informer la clientèle des risques de la consommation du cannabis. En nous associant avec des organismes de préventions, nous allons élaborer  une stratégie de sensibilisation et d’éducation adaptée aux recommandations du gouvernement fédéral et provincial. Nous croyons fermement que c’est grâce à l’aspect ludique de nos activités qu’il sera possible d’orienter l’individu vers la bonne manière de consommer le cannabis pour éviter les surdosages (surtout dans le cas de l’ingestion). C’est d’autant plus important lorsqu’il s’agit de personnes qui voudront essayer le produit. En somme, l’intégration de notre plan d’éducation permettra d’informer la population des risques associés à la consommation durant l’adolescence, et autres mises en garde.

 

2.2 Description de l’opportunité d’affaires

Intégrer l’industrie du cannabis dans le tourisme peut représenter une occasion d’intérêt autant pour le gouvernement, que pour les entreprises.

Le potentiel de tourisme lié au cannabis est en corrélation avec la taille et à la distance des populations voisines dans lesquelles l’usage du cannabis n’a pas été réglementé (Caulkins et autres, 2015), ce qui signifie que la réglementation dans certains endroits pourrait entraîner plus de tourisme relatif aux drogues que d’autres.[1]

Autrement dit, afin de mieux comprendre les retombées du pot-tourisme au Québec, il faut tout d’abord mettre en perspective ses marché géographiques voisins. En effet, nous analyserons tout d’abord brièvement la situation actuelle du Québec (concurrence et marchés touristiques), ensuite la situation du cannabis dans ces régions, et finalement nous évaluerons l’opportunité d’affaires qu’une législation adéquate peut apporter au gouvernement du Québec, aux municipalités et aux prestataires touristiques (petites entreprises).

Description des marchés potentiels

Selon nos sondages, la clientèle ayant le plus fort taux d’être intéressé par le pot -tourisme, sont les 18 à 25 ans.  Le service dit «de luxe» ira toucher une clientèle plus âgée, 25-35 ans. Cela peut représenter à première vue une perspective inquiétante, (émise par le gouvernement fédéral). Cependant, il est important de rappeler le rôle éducatif du tourisme. En effet, si par exemple une jeune clientèle américaine (18 ou 21 ans selon la loi) décide de venir consommer légalement au Canada dans un cadre touristique, les prestations touristiques seront les seuls filtres à leur expérience. En proposant des capsules éducatives à travers leurs offres respectives les prestataires auront la possibilité à la fois de créer une entrée d’argent nouvelle (tourisme international) et d’informer cette clientèle plus susceptible aux nouvelles expériences dues à leur jeune âge. Ainsi, un allègement des lois sur l’encadrement du cannabis au Québec, permettra de mettre en garde les touristes d’ici et d’ailleurs.

 

2.3 Le marché touristique américain

Un sondage intitulé Travel Horizon a été réalisé en 2015 aux États-Unis auprès de touristes locaux portait sur l’intérêt des visiteurs pour le pot-tourisme. L’étude explique que même si la légalisation peut être une raison pour certains de choisir une autre destination, l’équivalent (18 % pour le Colorado) des répondants a exprimé que la légalisation était un facteur influençant leur choix de destination.

 

En somme, Tourisme Québec ont publié trois fiches démontrant une hausse du marché américain en 2016. En voici les faits marquants dans le cadre de cette analyse (voir carte en annexe 1) :

  • Respectivement 62.3% et 64.9% pour la zone Atlantique-Centre et Nouvelle-Angleterre des voyageurs sont des adultes voyageant à deux ou plus.
  • Il est illégal d’acheter ou de consommer du cannabis récréatif dans ces régions. C’est pourquoi nous pouvons nous attendre à un avènement important du tourisme américain voulant expérimenter le cannabis au Québec.[2]

Fait marquant des analyses.

  • La confiance du consommateur augmente
  • Le taux de changes est favorable à la traversée des frontières pour les Américains. En effet, additionné des nombreux attraits de la province, cette variable est favorable à l’apport de touristes de cette régions spécifique.
  • L’agrotourisme et le tourisme gourmand représentent un type de tourisme séduisant pour cette clientèle

 

 

2.4 Le marché européen, la France

Le marché européen est déjà en place. Ce sont les Français qui visitent le plus souvent le Québec.

L’analyse des visites effectuées dans les provinces canadiennes par les touristes français entre 2008 et 2012 nous apprend que, bon an, mal an, le Québec s’accapare la part du lion (61,2 % en 2012)[3]

 

En Europe, il est possible de profiter de la légalisation du cannabis dans très peu de pays. Le pot tourisme est tout de même présent sur le continent, c’est le cas des célèbres coffee shop d’Amsterdam qui bénéficie d’une renommée mondiale grâce à leur statut de pionnière dans l’industrie. « 4,5 millions de touristes qui visitent Amsterdam annuellement, environ le quart visite un café, et 10 % affirment qu’il s’agissait de leur raison pour visiter la ville (Kilmer, 2010)»[4]. Il est donc prudent d’affirmer qu’en majorité le touriste français ayant comme seul objectif de voyage la consommation du cannabis optera pour la destination la plus à proximité. Cependant dans le contexte actuel, le tourisme français est déjà important au Québec. C’est pourquoi à travers leurs séjours certains de ces voyageurs voudront tenter l’expérience de la consommation légale de cannabis. De plus, certains touristes habitués à l’offre d’Amsterdam auront tendance à rechercher quelque chose de nouveau. Une combinaison parfaite pour nous permettre d’estimer qu’il y aura un bassin de clientèle en provenance de l’Europe voulant participer à des activités en lien avec le cannabis.

 

2.5 Le tourisme local

Tourisme local : Intentions de voyage (mai à octobre 2016)[5]

  • La grande majorité des Québécois et des Ontariens (81 %) ont l’intention de séjourner au moins une nuitée à l’extérieur de leur lieu de résidence au cours des six prochains mois. Cette intention est plus élevée chez les Ontariens que chez les Québécois (84 % vs 76 %).
  • Le nombre moyen de voyages envisagés est de 3,2 voyages. Parmi ces voyages, les répondants prévoient environ 2 voyages intraprovince.
  • La formule escapade semble accessible à un plus grand nombre que les vacances (77 % vs 66 %). Elle se planifie généralement en moins d’un mois.
  • Les types de séjours les plus communs sont la visite chez des parents ou des amis et le séjour urbain.
  • 31 % des voyageurs feront au moins un séjour au Québec (58 % chez les Québécois et 16 % chez les Ontariens). La durée moyenne du séjour sera de 5,6 jours (6,5 chez les Québécois et 3,8 chez les Ontariens) et elle sera plus longue pour les 35-49 ans (5,6) et les 50 ans et plus (6,1).
  • Les Ontariens fixent leur choix de destination surtout sur Montréal (66 %)

 

Advenant le cas où le gouvernement québécois ou encore la municipalité de Montréal bannisse le tourisme lié au cannabis ou encore règlemente trop sévèrement ce marché, nos provinces frontalières bénéficieront davantage concurrentielle important. En effet, le Nouveau-Brunswick investi beaucoup dans le cannabis présentement afin d’être une province pionnière et l’Ontario semble partiellement ouvert à l’industrie. Il serait illogique dans ce contexte économique de ralentir ce nouveau marché si ce n’est que de permettre aux petites entreprises de s’y développer. En ce sens, dans le contexte touristique québécois actuel, intégrer l’élément cannabis sur nos marchés par l’intermédiaire d’entreprises spécialisées permettra de limiter une baisse probable de l’achalandage.

 

2.6 Limites minimums d’âge

Il est possible pour le Québec de rendre le cannabis accessible pour les jeunes de 18 ans et plus. D’un point de vue touristique, cela peut représenter à la fois des avantages et des inconvénients.

Tout d’abord, clarifions une chose, une recherche effectuée au centre de recherche du CHU Sainte-Justine, explique qu’il est seulement nocif pour les adolescents en croissance de consommer de la marijuana. « Si les adolescents attendent d’avoir 17 ans pour fumer leur premier joint, ces lésions ne sont plus perceptibles.»[6] C’est donc dire que rendre accessible la substance à l’âge de 18 ans ne comporte pas de dangers  sur la santé pour cette tranche d’âge.

Les concurrents principaux du Québec en matière de pot tourisme, seront l’Ontario et le Nouveau-Brunswick. L’âge minimum pourrait être établi à 19 ou 21 ans[7] [8]pour l’achat de cannabis dans les deux provinces. Un débalancement entre le Québec et ses provinces voisines pourrait occasionner une opportunité d’affaires à ne pas négliger pour celle ayant l’âge le plus bas, mais aussi un devoir plus grand d’éducation et de prévention face à une clientèle plus jeune.

 

 

 

3. L’importance d’établir un réseau de PME et une vision commune

L’engouement que créera la légalisation du cannabis générera un intérêt important pour les activités mettant en scène le pot. Il est donc à prévoir une niche locale importante. Notre objectif est d’être pionnier d’une entrée préventive du cannabis dans l’industrie du tourisme actuel.

De grande entreprise opère déjà dans le marché. Se tailler une place en tant que petit ou moyenne entreprise peut représenter un défi de taille.

Le tourisme se veut comme porteur de solutions à ce problème puisqu’il est possible de bâtir une entreprise avec des coûts de démarrages moins-élevés que ceux de la production, ou des permis plus simples à obtenir que ceux de distribution. De plus, le support des ATR Association Touristique Régionale dans la représentation du territoire occupé aide grandement les prestataires en leur offrant une visibilité internationale qu’ils ne pourraient se permettre. Par ailleurs, l’expérience authentique et locale recherchée peut plus difficilement se transmettre par de grosses corporations d’ailleurs que par de le biais de petites ou moyennes entreprises d’ici.

Ainsi, une législation facilitant le démarrage de PME dans le contexte de la légalisation permettra de promouvoir l’entrepreneuriat et de créer une retombée positive et réelle au Québec.

 

3.1 Recommandation

  • En créant des campagnes de promotion du cannabis dans l’offre actuelle.
  • En aidant financièrement les-entrepreneurs potentiels_pouvant créer des ponts entre les différentes sphères de l’industries.
  • En permettant la création de cafés cannabis, /comme c’est le cas pour les salons de cigares ou / les cafés chicha
  • En établissant un cadre légal aux tours encadrés/ de bus aménagés.
  • En permettant la création d’hébergements où il est possible de consommer du cannabis en vaporisateur/ ou de manière traditionnelle.
  • En permettant tout autres activités / où il sera possible de consommer légalement dans un environnement encadré et sécuritaire.

 

  • En aidant financièrement les petits agriculteurs et prestataire à créer une offre touristique et commerciale
  • En permettant aux petits agriculteurs de vendre leurs produits eux-mêmes dans leur commerce ou à la ferme.
  • Et finalement en intégrant un plan écologique au plan d’action.

3.2 Vision commune

Nous sommes persuadés que le succès de l’intégration des PME dans le contexte touristique est intimement relié à la création d’un réseau de partenaires, ayant une vision commune qui s’aligne avec celle de la représentation touristique provinciale et municipale actuelle. En effet, la mise en place d’une table de concertation regroupant plusieurs des acteurs du contexte permettra de créer une image de marque reflétant à la fois l’intégrité de notre belle province, la démarche des ATR /Association Touristique Régionale et ce moment historique.

Une démarche commune aidera aussi à créer une plateforme éducative afin de prévenir les effets négatifs probables de la légalisation, telle que les cas d’hospitalisation et la consommation chez les jeunes.

 

Acteurs impliqués 

  • Les entreprises spécialisées dans le pot tourisme
  • Les ATR et autres association touristique.
  • Les municipalités
  • Le gouvernement provincial
  • Le gouvernement fédéral
  • Des distributeurs de cannabis et d’accessoire
  • Les petits agriculteurs de cannabis médical.
  • Les prestataires d’activités touristiques
  • Les organismes de préventions

 

 

 

4. Conclusion

À Montréal 420 Tours, nous ne voulons pas recréer la recette touristique d’Amsterdam, ou encore du Colorado. Nous sommes conscients que le Québec a déjà sa couleur et son image de marque. C’est pourquoi nous privilégions davantage une approche d’intégration dans les sphères où le cannabis peut s’appliquer. Nous prenons position en faveur de l’intégration des PME dans le processus de légalisation par un cadre législatif facilitant leurs entrées rapides sur le nouveau marché, tout en créant une table de concertation afin de définir la direction à prendre tous ensemble.

Ce que propose Montréal 420 Tours, c’est d’être non seulement un prestataire de l’offre touristique, mais aussi de créer un pont entre tous les acteurs dans leur secteur respectif grâce à nos processus d’opération qui englobent à la fois l’industrie touristique et l’industrie du cannabis médical et récréatif.

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] La réglementation favorise le tourisme lié aux drogues, 7 mars 2016, Bloc Pot récupéré le 2 juillet 2017 de https://blocpot.qc.ca/fr/la-reglementation-favorise-le-tourisme-lie-aux-drogues

[2] Tourisme Québec Fiche Atlantique-Centre, Nouvelle-Angleterre.

[3] Profil Marché France 2015, Tourisme Québec P. 4 PDF récupérés le 2 juillet 2017.

[4] La réglementation favorise le tourisme lié aux drogues, 7 mars 2016, Bloc Pot Récupéré le 2 juillet 2017 de https://blocpot.qc.ca/fr/la-reglementation-favorise-le-tourisme-lie-aux-drogues

[5] Étude sur les intentions de voyage,2016, Tourisme Québec, Récupéré de http://www.tourisme.gouv.qc.ca   

[6] Centre de Recherche du CHU Sainte-Justine, 25 janvier 2017, Une expérimentation tardive du cannabis limite les effets négatifs sur les habiletés cognitives des adolescents, Communiqué de Presse récupéré le 2 juillet 2017 de https://recherche.chusj.org/fr/Communications/Nouvelles/2017/Une-experimentation-tardive-du-cannabis-limite-les

[7] Laura Fraser,2017 CBC News Ontarians might have to be older than 18 to legally buy weed as the province decides how to sell it, Récupérer le 3 juillet 2017 de http://www.cbc.ca/news/canada/toronto/ontario-pot-age-1.4070750

 

[8] 2017, La Presse canadienne Âge légal pour le pot: un comité recommande 19 ans Récupéré le 3 juillet 2017 de http://journalmetro.com/actualites/national/1158699/age-legal-pour-le-pot-un-comite-recommande-19-ans/

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